Réouverture des boîtes de nuit : « J’attends avec impatience de me bastonner bourré sur le dance-floor entre deux whiskys-coca à 12 balles »

Vendredi 9 juillet prochain, c’est le retour de la bamboche dans les boîtes de nuit, l’occasion pour la jeunesse de se confier sur leur besoin sur le monde de la nuit. « Moi, ce sont les râteaux qui me manquent » raconte Jordan, 21 ans « Je ne me suis pas pris un vrai râteau en face à face depuis février 2020. Cela me manque de me prendre des vents en vrai, en dehors de Tinder. Un vrai regard de dédain entre deux propositions de verre, ça n’a pas de prix.« 

De son côté, Maëlys, 19 ans, éprouve la même hâte que ses camarades masculins. « Cela fait plus d’un an que je reçois des pénis en photographies, toujours non sollicités, il est temps que je connaisse un harcèlement plus physique, plus concret. Certes j’ai connu les toucheurs du métro, mais c’est différent, y’avait pas la musique où le mec se sent en confiance, persuadé que sa manière de draguer est la bonne. On m’a raconté des histoires de Poppers  et de mecs qui se déhanchent sur la chanson du Connemara.« 

Mais une soirée en boîte de nuit ne peut être réussie sans son lot de mecs bourrés près à en découdre. Maxime, compte bien gérer cette soirée comme il se doit. « J’aurais 20 ans le vendredi 9 juillet prochain et je viens tout juste d’avoir ma deuxième dose. Je peux vous assurer que dès j’attends avec impatience de me bastonner bourré sur le dance-floor entre deux whisky-coca à 12 balles. En plus je viens juste de reprendre les sports de combat, je suis chaud patate. »

« Question ambiance nocturne, le monde d’après risque d’être bien plus trash que le monde d’avant.« 

Mais la nouvelle qui vient de tomber risque de refroidir les premières ardeurs de cette fougueuse jeunesse : le passe sanitaire devient dorénavant obligatoire pour aller en boîte de nuit, Maxime qui ne cache pas sa déception prend tout de même l’information avec philosophie  « Je voulais casser quelques mâchoires, mais au final, pour mon anniversaire je risque surtout de casser quelques cols du fémur. Je ne sais pas ce qu’il en sera de la Pandémie, mais question ambiance nocturne, le monde d’après risque d’être bien plus trash que le monde d’avant. Surtout si les petits vieux qui ont oublié leur ticket sont aux vestiaires.« 

Covid partyyyyyyyyyyyyyyy

Les patrons de boîte de nuit restent rassurés et pensent que les habitudes reviendront vite. « Vous savez, pendant la pandémie, les gens ont pris l’habitude de faire des tests salivaires » explique Gillou « La seule différence avec la reprise des boîtes de nuit, c’est qu’ils le feront à deux et s’ils sont consentants, ça ne pourra qu’être positif… »

Source détournement image. AFP et Amomama.