Rave Party. « C’était secure, chacun avait sa propre paille à coke étiquetée Miss France »

Jordan-Killian (prénom d’emprunt) et un des organisateurs de la Rave party qui a eu lieu à Lieuron (35). « Je ne comprends vraiment pas ce qu’on nous reproche, je veux dire…On a réuni 2500 personnes sans masque, c’est à peine plus de 2494 que ceux conseillés et 2470 autorisés, je ne saisis vraiment pas ce qu’on nous reproche« . Killian-Jordan (prénom d’emprunt) partage le même avis que Jordan-Killian « On nous stigmatise parce qu’on n’aurait pas fait respecter les gestes barrières, mais c’est faux, à chaque fois que les gens n’étaient pas face à face pour se transmettre le virus, ils étaient dos à dos, et inversement. C’était totalement covid-compatible 22,5% du temps selon mon appli ».

« Du liquide alcoolique pour tout le monde et des masques inutilisés pour chacun »

« On a été super prudents avec les participants à l’arrivée. » précise Jeanne-Coraline (prénom d’emprunt sans intérêt) « On leur a montré le stand de liquide alcoolique (2 euros le verre) et on leur a proposé un masque à usage unique, qu’on leur conseillait de porter à la condition exclusive de le vouloir. Parce que la mise en danger d’autrui, ça ne peut pas se faire de manière individuelle, c’est comme la solidarité, mais à l’inverse. Il faut une grande part d’égoïsme individuel, tous en même temps, sinon ça ne fonctionne pas. On a aussi proposé des pailles individuelles étiquetées pour consommer de la cocaïne en toute sécurité. Voilà, mais quand on fait des efforts, on nous traite de drogués. Bon, remarquez se défoncer la gueule c’était le seul truc qu’on pouvait faire sans mettre en danger qui que ce soit à part nous, donc… »

« Regarde Michelle, ils ont les yeux défoncés »

« Mais est-ce de notre faute si on fait venir 2500 personnes totalement inconscientes concernant les transmissions du virus ? » se défend Morgane-Justine, une étudiante en BTS oenologie « On dit qu’à va être un cluster, mais ça se trouve, on n’en sera pas un. Hey, faut bien essayer pour savoir. Moi j’ai un oncle, il a fait une soirée pétanque en juillet, y’a eu aucun cas. Enfin bon, vu qu’il n’a gardé aucune trace des participants, on ne pouvait pas savoir. Nous on l’aurait bien fait, de garder une liste de 2500 personnes en cas de cluster, mais le préfet voulait pas qu’on invite qui que ce soit, faudrait savoir à un moment aussi… »

Quoi qu’il en soit, cette rave-party est bien la preuve qu’on peut toujours avoir une envie frénétique de faire la fête à 21 ans, mais qu’on sait aussi se justifier avec des arguments de boomers de PMU. « Ha, mais ouais, on est du mauvaise foi incroyable » avouent Jordan-Killian et Killian-Jordan. « On était déjà comme ça quand on grillait le self au lycée sous prétexte que c’était NOTRE liberté. On a piqué les arguments d’un pote trentenaire qui vient d’organiser un après-midi dédicace Miss France dans un supermarché de Moselle. Par contre lui, curieusement, on a lui juste dit que ce n’était pas bien. Il y a donc différentes manières de désobéir et différentes méthodes pour punir : celle où on rêve d’être avec miss France et celle où on est avec nos potes en rave. »

Source détournement photo : LCI