Violences scolaires : Jean-Michel Blanquer préconise pour les élèves « Une bonne claque dans leur gueule et p’is c’est tout »

Face à la montée du #pasdevague et aux protestations des enseignants qui se plaignent d’un climat de plus en plus délétère et violent, Jean-Michel Blanquer propose des mesures simples et économiques « Je pense qu’aujourd’hui il faut redonner confiance aux enseignants, leur donner envie de se lever le matin, prendre un bon bol de Ricoré et de faire l’amour à leurs femmes avant qu’un enfant de 7 ans et demi leur saute sur les draps… »

Le ministre de l’Éducation nationale a étudié et écarté plusieurs propositions  « Certaines étaient un peu farfelues. On nous a proposé d’augmenter les AVS et les postes d’enseignants dans les collèges et lycées. Recruter davantage de titulaires ou de former les contractuelles, voire même de les aider à passer le CAPES. » raconte l’ancien recteur de l’Académie de Créteil « Il n’y en même un qui a proposé que des infirmières, assistantes sociales et orthophonistes travaillent à temps plein dans les établissements. Pourquoi pas la cantine gratuite tant qu’on y est ? Se rendent-ils compte que des telles mesures obligeraient les grandes entreprises à payer des impôts en France sans recouvrir à l’évasion fiscale ?« 

« Je pense également remplacer les conseils de discipline par des combats de MMA »

Jean-Michel Blanquer est un homme pragmatique comme on n’en fait plus et il continue à le prouver : « J’ai relancé l’idée de l’interdiction du téléphone portable, mais on m’a rappelé que je l’avais déjà fait pour le collège alors que dans les faits, c’était déjà le cas depuis la loi du 12 juillet 2010. Le coup de com’ ne pouvait pas fonctionner deux fois. C’est alors que je me suis rappelé que l’Ancien Testament reste la meilleure source dans une école laïque. Je pense donc que répondre œil pour œil et dent pour dent est nécessaire. Ça soulage et ça va remettre l’enfant dans son rôle ».

« Une bonne claque dans sa gueule et p’is c’est tout » sera donc le nouveau slogan à partir de la Rentrée de la Toussaint. « On fera paraître cela au Journal officiel du 8 novembre, on ne pas le 1er novembre, c’est férié ». Une note de service accompagnera les enseignants dans cette nouvelle démarche « Il faut que la réponse soit proportionnée. Pas de revers de la main juste pour une injure sur le physique. Par contre si on insulte la mère du prof les clefs de bras seront autorisées. Je pense également remplacer les conseils de discipline par des combats de MMA. Bien entendu, les chefs d’établissement pourront utiliser des barres télescopiques sur les redoublants et les récidivistes. Nous sommes en train de lancer un appel d’offres à ce sujet, par contre on ne retiendra que les entreprises proches du parti LREM ».

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Jean-Michel Blanquer, avec un élève de ZEP lorsqu’il était Recteur en Guyane 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du côté des syndicats, la réponse est mitigée bien que conciliante. L’UNSA est par exemple en désaccord avec le SNUPP et le SNESS sur le fait qu’ils pensent tous globalement la même chose « Ce sont des mesures qui ne permettent pas de prendre en compte le dégel du point d’indice. Est-ce que l’usage de la barre télescopique permettra de favoriser la carrière des enseignants ? Est-ce qu’on aura moins de copies ? Serons-nous rémunérés en heures supplémentaires ou en claques dans la gueule ? L’intérêt du professeur continuera-t-il de primer sur celui de l’enfant ? Tout cela pose question…« 

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