Brest. Le conseil municipal vote la fin du Chouchen à volonté à Lambé

« Depuis la mise en place du téléphérique urbain, le budget est très serré, on n’a plus les moyens d’offrir du chouchen à tous les riverains. » . C’est ainsi que le maire de Brest justifie la fin de l’exonération totale du prix du Chouchen dans le quartier de Lambézellec dit Lambé mise en place lors de la publication de l’arrêté Matmatah de 1998. « On était un peu bourrés. On venait tout juste de gagner la coupe du monde et on s’est dit, « Allez Chouchen à volonté ». À l’époque tout le monde avait salué l’initiative notamment les étudiants qui avaient raté leur examen et les femmes qui venaient de se faire larguer. « C’était un moment formidable et émouvant »  raconte Samuel, Brestois de 40 ans « Je venais juste de me faire choper dans le bus, c’était vraiment l’occasion de faire un tour à Lambé même si personne en dehors du Finistère n’était capable de dire où c’était, et encore ». Idem, pour son amie Katell « J’avais de la beuh à partager et j’aimais la marche à pied, je suis donc venu à Lambé. C’était le bon temps ».

« Le Chouchen à volonté à Lambé, c’était un symbole. C’est quoi la prochaine étape ? Rendre la beuh illégale ? « 

« Mais cette période faste de la fin des années 90 n’est plus », rappelle un conseiller municipal « Lambézellec a fusionné avec Brest avant même la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elle ne peut plus profiter de ce statut fiscal particulier ou le Chouchen est à volonté. Pour deux raisons, la première, elle favorisait son trafic à travers du miel de mauvaise qualité. La 2e, personne n’aime vraiment le Chouchen. Un peu comme la marinière, on kiffe en faire notre icône, même si en dehors d’un carnaval et Hoshi, tout le monde trouve ça moche. Vraiment moche ».

Seuls 2 élus de l’opposition semblent remettre en cause cette décision municipale « Le Chouchen à volonté à Lambé, c’était un symbole. C’est quoi la prochaine étape ? Rendre la beuh illégale dire que Le Mont-Saint-Michel est en Normandie ? »

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