Auray. Uno : il prend 8 cartes, passe son tour, perd sa femme, sa voiture, sa maison et son entreprise en un seul tour

Triste soir pour Aubin, 34 ans. Suite à une lecture assez approximative des règles de Uno, il a perdu l’équivalent d’une vie de dur labeur : « Mes amis aiment jouer au Uno de manière assez aléatoire. Par exemple, si tu as une carte +2, tu peux la rajouter à une carte +4. Pas sûr que ce soit très légal, mais c’est comme ça qu’ils fonctionnent chez eux »

Mais le malheur du jeune breton ne s’est pas arrêté là. « Je n’avais pas de chance, chacun avait une carte négative à me rajouter, un +2, un « passe ton tour », un carré d’As. Je ne savais même pas qu’il y avait un As dans le jeu. Drôle de hasard » Très rapidement, Aubin a vite perdu la main et n’a pas pu maîtriser la situation : « J’ai mis un « change de couleur » et tout le monde a crié à la faute. C’est là que j’ai commencé à perdre tous mes biens ».

« Un pote agent immobilier m’a fait contracté une hypothèque basée sur un emprunt toxique »

Cette dégringolade a été sans fin pour le jeune cadre qui venait de lancer sa startup qui commençait a bien marché : « Suite à un enchainement de malchance. Mon meilleur ami a eu le droit de coucher avec ma femme. Celle-ci ne s’est pas faite prier d’ailleurs. Ensuite, ç’a été très vite. Un pote agent immobilier m’a fait contracté une hypothèque basée sur un emprunt toxique et mon associé, invité par ma femme pour l’occasion m’a fait signé une lettre de cession de mes parts. Je n’avais jamais joué au Uno, je ne sais pas comment on en est arrivé là.« 

Interrogés sur ses règles assez rudes, les amis et la femme d’Aubin se sont défendus : « Ha, mais nous non plus on ne connaît pas les règles. Mais dans toutes les parties, il y a des stratégies communes »

Aubin, parti avec un sac de couchage pour finir la nuit seul dehors sous une tente reste néanmoins philosophe « Je comprends maintenant pourquoi le jeu s’appelle Uno ». Malheureusement, ce dernier a dû dormir dans la niche, s’étant pris un « Contre-Uno » par le voisin, juste avant de fermer sa tente.

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« Contre-uno, merde, trop tard… »

 

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