Il compare encore Rennes et Laval durant un apéro. Ses anciens amis le condamnent à passer le nouvel an en Mayenne.

Gauthier, qui a mangé trop de pommes dauphines.
Gaulhier finit actuellement son doctorat sur l’économie participative du kouign amann à l’Université Villejean de Rennes. Comme bon nombre de Rennais, Nantais ou Parisiens, il décide passer les fêtes en famille dans sa ville d’origine. Comme chaque année, Gauthier appelle ses amis lavallois qu’il ne contacte pas le reste du temps. Il ne leur répond d’ailleurs jamais non plus lorsque ces derniers lui proposent un café lorsqu’ils sont de passages sur Rennes. « J’ai mes amis sur Rennes à l’année. Des gens intéressants en plus. Je ne ressens donc pas le besoin de les voir en dehors des fêtes. Mais à Laval, une fois que j’ai déposé mes bagages chez mes parents et donné mon linge sale à ma mère, je m’ennuie un peu. Alors j’appelle mes anciens amis du lycée. »

 

 

Gauthier a d’abord décidé de participer à la Bubble boum. Il n’a pas acheté sa place, mais il arrive à en trouver une au dernier moment. Il recroise Julie, son amour d’enfance qui vient de s’installer à La Gravelle.  « J’ai dû me retenir de ne pas rire quand elle me l’annonça. Si près mais pourtant si loin. La conne elle quitte Laval mais n’arrive pas à s’installer à Rennes. Les gens ont tellement peu d’ambition ici. » Gauthier apprend également que la salle du 6P4 ne sert pas que pour la bubble boum :  « Quoi? Vous avez des concerts ici ? Ouais mais ça vaut pas l’Ubu à Rennes ou la Flèche d’Or à Paris« .

 

 » Laval c’est vrai que c’est une jolie ville. Mais c’est juste bien pour un week-end »

 

 

La goutte d’eau serait arrivée samedi soir. Gauthier s’invite à un apéro chez Michaël et commence à demander un par un à chacun des convives  « Et toi, pourquoi tu veux vraiment rester en Mayenne ? Viens sur Rennes c’est mieux« . Cela aurait suivi d’échanges houleux autour des différences d’attractivité des deux aires urbaines. Les invités auraient gentiment conseillé au Rennais de ne pas comparer les deux villes entre elles, puisqu’elles n’ont pas le même nombre d’habitants, ni les mêmes ressources économiques. Celui-ci aurait conclu par un « La Mayenne c’est pas compliqué, y’a plus de vaches que d’habitants. Moi dès que je peux, je vous quitte. Laval c’est vrai que c’est une jolie ville. Mais c’est bien pour un week-end et puis c’est tout. Hey les mecs, à part l’O’regans,  y’a rien à faire dans le coin « .

 

 

Mouais, c’est pas mal. Mais ça vaut pas la fête des lumières de Lyon.
Suite à ces propos blessants. Raphaël, un invité offusqué, contacta la BDPM (brigade de défense du patrimoine mayennais). Gauthier fut alors  assigné à résidence chez ses parents dans la foulée jusqu’au 4 janvier. Il devra continuer de taper sa thèse depuis l’ordinateur de ces derniers sur le logiciel Open Office. Il trouve cette décision un peu sévère mais n’est pas étonné : « Pfff, de  la part d’habitants qui votent à droite. Faut pas s’attendre à autre chose. Tous des fachos les Mayennais ». Sa mère, habitante socialiste du Bourny, lui donna une gifle sans plus attendre En outre, elle ne l’informa pas des nouveaux codes de la Bbox qui ont changé depuis l’installation de la fibre. « Ce p’tit con, il pense encore qu’on ne peut pas téléphoner et utiliser Internet en même temps chez nous, comme à l’époque du bas-débit ». 
La Rédaction rappelle qu’il est urgent et utile de dénoncer ou frapper toute personne qui compare Laval et une métropole de plus grande envergure lors d’un apéro, un repas, un festival ou un simple covoiturage. Restez vigilants.
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