Bretagne. Limite des 100 Kms : polémique concernant l’installation de pièges anti-Mayennais sur les plages

« C’est une question de principe, pas de Mayennais, les plages pour les Bretons uniquement, nos plages sont nos parcs ». Depuis la réouverture du littoral, l’inquiétude gronde chez les Bretons, la peur de voir arriver des touristes mayennais grandit et les Finistériens comptent bien rappeler qu’ils sont ici chez eux. « Il est hors de question qu’un Mayennais prenne le risque nous contaminer sur notre plage à nous » commente Isabelle, habitante de Meudon la forêt et installée depuis le confinement dans sa résidence secondaire à Douarnenez. « La plage, c’est notre parc. On veut bien la laisser aux touristes quand ils font vivre l’économie, mais bon, là, on aimerait bien être les seuls à en profiter. Les laisser fermées jusqu’à la Pentecôte pour éviter d’attirer les touristes était ridicule, du coup, on a proposé que cet espace qui appartient à tout le monde n’appartienne qu’à nous »

external-content.duckduckgo.com
Un Breton, seul chez lui…

« Y’a les Bons et les mauvais Mayennais »

Alors, plutôt que de proposer un arrêté anticonstitutionnel limitant l’accès aux plages aux seuls Bretons. Les chausseurs ont choisi la méthode forte : un piège à loups transformé en piège en attrape-Mayennais. La méthode est simple : remplacer l’appât par un camembert Bon mayennais, semi-fait. « Il y a les Bons et les mauvais Mayennais », s’exclame Roger, chasseur spécialisé dans l’élimination de Normand dans la baie du mont Saint-Michel. Les Bons Mayennais, bah ils viennent et ils mettent leur serviette de bain, et il y a les mauvais Mayennais. Ceux-là, ils viennent et ils mettent leur serviette de bain. Voilà quoi… »

Mais cette pratique interdite par l’OMS choque plus d’une association de protection. « Il est vrai que le Mayennais peut tenir trois jours avec un seul camembert, mais imaginer qu’il soit bloqué sur la plage sans un bout de chocolat Réauté ou Monbana semble être inhumain. »

Morgan, Breton pure souche depuis son installation sur la côte d’Émeraude depuis l’année dernière reconnaît que la pratique est rude, mais efficace. « Écoutez en temps normal je suis pour le partage du territoire, des espaces et préparer le monde de demain. Mais avant de penser aux générations futures, je pense qu’il est nécessaire de penser collectivement à sa propre gueule. Bref, on verra le monde de demain en post-confinement ».