Réforme territoriale. La Bretagne profite discrètement du confinement pour devenir une île

C’est un habitant de Port-Brillet en Mayenne qui fut un des premiers à remarquer des évènements étranges. « Je revenais de mon footing quotidien, et j’ai remarqué que le lac artificiel était plus grand que d’habitude, l’eau semblait salée. Bref, quelque chose n’allait pas… »

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Bretagne a décidé de quitter le continent, profitant de la faible circulation et d’un relâchement des autorités locales, l’île a pris peu à peu ses distances avec ce qu’elle appelle dorénavant « La métropole du beurre doux« . Cette soudaine tectonique aurait été préparée depuis un moment d’après certains indépendantistes bretons. « En fait, depuis maintenant 15 jours, on rame chacun de notre côté » confirme un habitant de Paimpol « On mettait sur notre dérogation : ‘exercice physique’ c’est passé plutôt inaperçu. »

« La Loire-Atlantique n’a pas été prévenue, elle risquait de tout faire capoter »

Cette brutale sécession ne fait pas que des envieux, les Parisiens qui ont décidé de fuir la capitale pendant le confinement apprécient moyennement le changement cette nouvelle politique territoriale « Ooooook. Alors bon, d’accord, c’est chouette, y’a la mer même du côté de Vitré, mais je vais pas vous mentir que c’est tendu ici passé le mois de septembre. » confie Christelle, social woking dans une start-up « Et désooooo, avec la 4G pourrave qu’on a ici, moi je ne reste pas en télétravail cet hiver, noooooo way« .

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Paludier tentant de repousser le continent-1937

Le réveil le plus difficile fut certainement pour les Ligériens qui se retrouvèrent seuls sur le continent avec le reste des Pays de la Loire : « On vivait déjà mal d’être juste considérés comme Bretagne culturelle, on nous rappelait à chaque fête de l’interceltique. Mais, les voir partir sans nous prévenir. C’est surtout à Redon qu’ils tirent la gueule, la ville va sombrer dans l’alcoolisme, je veux dire, encore plus que d’habitude. »

« On n’avait pas le choix », se défend Gurvan de Quimper. « Ils n’auraient jamais été assez discrets pour se barrer. Ils n’auraient pas pu s’empêcher d’appeler les Vendéens, nan, c’était la décision la plus intelligente. Bon et puis voilà, ça vous fait un bout de Bretagne sur le continent. Un peu comme un souvenir. Voilà, vous avez qu’à vous dire que Nantes, c’est un votre bol breton avec votre prénom en souvenir…On peut vous laisser un Triskèle si vous voulez en attendant. Bon, je vous laisse, faut qu’on règle encore cette histoire de Mont-Saint-Michel« 

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