Laval. Lycée Robert Buron : le Rectorat rappelle qu’un élève ne peut être exclu que s’il porte un AK47 de couleur mauve avec écrit dessus « J’aime môman »

L’affaire de l’élève qui a été réintégré par le Rectorat de Nantes, malgré un conseil de discipline pour insulte et menace sur une enseignante, a fait grand bruit au lycée Robert Buron de Laval. « Oui, on comprend la colère du corps enseignant sur le moment », rappelle William Maroilles, Recteur de l’Académie, « Cependant, les professeurs et CPE doivent bien comprendre qu’on ne peut exclure un élève simplement par ce que ce dernier à insulter nos parents ou fait une clef de bras. Au bout d’un moment, il faut aussi faire preuve d’ouverture d’esprit« .

Il est vrai que récent décret paru au journal officiel du 12 décembre 2018 (soit la veille avant le conseil de discipline NDLR) est très clair. « Art 1. Aucun élève ne peut être exclu d’un établissement si ce petit ange, que ses parents avocats ont soigneusement mis au monde comme s’il était l’Enfant Jésus, ne peut être exclu qu’à la simple condition que s’il porte un AK47 de couleur mauve avec écrit dessus « J’aime môman » avec accent circonflexe. »

« Il faut protéger les petits cons avant tout, ils sont l’avenir des gros cons de ce pays »

La circulaire va plus loin afin de protéger les élèves des violences qu’un adulte de l’établissement pourrait infliger à l’élève. L’article 12 est très clair sur ce point « Les enseignants devront éviter de hausser la voix en cours afin de préserver le capital auditif des adolescents. L’objectif est aussi d’éviter tout traumatisme psychologique qui pourrait rappeler chez certains enfants les disputes de leurs parents qu’ils ont connus avant le départ de leur père pour une jeune étudiante en journalisme de 21 ans ».

En plein dans la polémique #pasvague, William Maroilles rappelle néanmoins que l’objectif n’est pas de favoriser les élèves au dépit des enseignants « Non, non. Les enseignants gardent bien sûr leur autorité et on les aide quotidiennement au Rectorat. D’ailleurs on a ouvert un bureau spécial à Nantes récemment, il est disponible du lundi au mardi de 8h30 à 8h45 en semaine paire en dehors des vacances scolaires de la zone B . C’est bien la preuve que nous sommes prêts à les soutenir quoiqu’il arrive.« 

Mais comment accueillir un élève qui a été exclu lors d’un premier conseil de discipline sans prendre le risque de perdre toute autorité et crédibilité devant ce dernier et ses camarades? « On a reçu des consignes précises » rappelle la Proviseure du lycée. « Il faudra faire preuve de fermeté avec lui. Par exemple, s’il nous insulte de « connard », nous devrons lui rappeler qu’on ne peut être liée celle sans la particule « Monsieur » juste avant. Nous devrons également préparer des petites gélules d’arnica dans notre en cas de coups au visage. L’élève fera des efforts aussi, l a promis de faire des efforts, dans son contrat d’objectifs, il a signé qu’il ne frappera aucun enseignant dans les parties génitales.« 

« Protéger les petits cons avant tout, ils sont l’avenir des gros cons de ce pays » c’est notre devise rappelle le directeur académique. « Je pense qu’avec tout ce système, l’élève se sentira aimé et respecté de tous et les enseignants en sécurité. En le réintégrant, c’est un message fort qu’on lui envoie : ‘Même si tu fais une grosse connerie qui mérite une sanction qui te fera réfléchir sur le respect d’autrui, il y aura toujours quelqu’un pour te rappeler que tu peux t’en sortir comme Alexandre Benalla' ».

 

Source images détournées : Ouest-FrancE et un site de jeu vidéo au hasard

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