D’après une étude canadienne, le Kouign-amann, issu d’un croisement entre un croissant et un donut, serait d’origine québécoise

« C’est tout à fait logique », s’exclame Mark Durkston, chercheur à l’université de McGill dans le quartier anglophone de Montréal « Regardez la forme du Kouign-amann, celle-ci a parfaitement la forme des premiers croissants du XVIIème siècle. En effet, à l’époque, les croissants de lune étaient légèrement différents, car l’axe de la terre était plus incliné d’un demi-degré »

Cette découverte jette un pavé dans le monde de la pâtisserie. « C’est délicat, mais regardez la texture du Kouign-amann, intérieurement, on est face à un parfait donut. C’est la différence de beurre qui change la donne, d’où d’ailleurs le nom de « donut », qui vient du verbe donner. Car c’est un cadeau que les Iroquois donnèrent aux premiers colons bretons et poitevins ».

« Les Français d’Amérique auraient décimé les Indiens afin que ce secret soit gardé »

Pourquoi le goût semble aujourd’hui si différent entre le donut et le Kouign-amann ? Mark a une explication tout à fait simple : « Quand les premiers colons revinrent à Saint Malo, le sel n’était pas présent dans la recette de base du Kouign-amann. C’est à ce moment précis que les Bretons dépendants de ce produit (suite à une utilisation massive de celui-ci dans l’alimentation à des fins conservateurs NDLR) décidèrent de le placer dans la recette originale. Le beurre, absent de l’alimentation amérindienne, a été rajouté. Le Kouign-amann paraissait donc vraiment breton. Les Français d’Amérique auraient décimé les Indiens afin que ce secret soit gardé. Avouer que le Kouign-amann n’est pas d’origine bretonne serait perçu comme une trahison culturelle. »

Le chercheur canadien avoue que cette découverte que l’Université Montréalaise met en ligne n’est pas sans danger pour lui « Moi-même en affirmant cela, je risque une attaque de groupuscule identitaire breton. J’ai déjà reçu des menaces par la poste, une lettre avec un échantillon de pâté Hénaff, pour prouver que les mecs ne rigolaient pas. J’ai peur pour ma famille. »

Publicités