L’entreprise Lafarge de Saint-Pierre-la-cour construira un mur entre la Bretagne et la Mayenne

« La commune de Saint Pierre-la-cour en Mayenne est située à la limite de la Bretagne, c’est parfait pour construire le mur. » affirme Anthony Chariot le responsable du projet nommé Meuniot Wall. Après la commande du mur au Mexique, on peut le dire, les affaires marchent bien en ce moment pour Lafarge.

Rappelons les faits, en 2015 Jean-Yves Le Drian décide de construire un rempart entre la Bretagne et ce département afin de « contenir » l’immigration mayennaise qui frôle l’hémorragie . « Le souci est que les Mayennais ne sont appréciés ni des Nantais, ni des Angevins. Et la Sarthe, n’en parlons pas. Alors les mecs viennent chez nous, nous piquent nos femmes, nos boulots. C’est vrai en général ils font les boulots les plus dégueulasses que les Bretons refusent de faire (nettoyer les poêles dans les crêperies NDLR) , mais désolé la langue bretonne doit se maintenir chez nous. Les gens en ont marre d’entendre parler le Mayennais dans le métro, de voir des fast-food de rillettes qui remplacent peu à peu nos commerces traditionnels. On a pas la même culture, c’est comme ça. Et ce mur, ils vont le payer. »

Lafarge compte donc profiter de la proximité de son entreprise de Saint-Pierre-la-cour pour faire construire le mur par les Mayennais eux-mêmes. « On s’est installé en Mayenne pour profiter d’une main-d’œuvre bon marché et qualifiée. On les paye à raz les pâquerettes, mais hors de question que eux viennent chez nous » indique Anthony Charriot. « La Marche de Bretagne, c’est notre maquiladoras à nous. Même si oui sa limite a évolué dans le temps. Certains historiens affirment que la Bretagne débordait sur la Mayenne, bon ça c’est le passé…Maintenant on a plus rien en commun. A part bien sûr la météo »

« Eulah, c’est pôs juste »

Les Mayennais ne comprennent pas cette décision, la première réaction fut donc « Eulah, c’est pôs juste. C’est nous qui fait tout le boulot et c’est eux qui bloquent tout. Comment on va aller à la FNAC nous maintenant ?« . Anthony Charriot avoue néanmoins que les embouteillages pour passer la frontière seront plus fréquents. « Moi qui vit à Vitré, ça va pas être simple tous les jours. M’installer en Mayenne? La blague!« 

D’après les démographes, ce mur aura néanmoins pour avantage de limiter le départ des intellectuels bretons vers les départements en voie de développement. Cette émigration se nomme la fuite des cerveaux. Ce sont d’ailleurs en général ceux qui commandent ce type de mur qui sont le plus touchés par ce phénomène.

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Une crêpe intellectuelle et culturelle
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