Collège Jules Renard : Les courants d’air seraient dus à l’expression "Tu prends la porte"’ affirme la Direction

 

Un bâtiment qui accueille des enfants de parents-d’élèves

C’est l’intendante du collège Jules Renard de Laval (53) qui a tiré la sonnette d’alarme, remarquant un nombre anormal de courant d’air pour la saison « J’avais souvent des frissons dans les couloirs, on était au mois de mai, d’accord il y a plus de saison, mais quand même. J’ai remarqué que les portes du 2ème étage avaient été enlevées. J’ai interrogé les professeurs, puis les élèves ; enfin j’en ai parlé avec le CPE et le Principal. Nous avons ensemble remarqué que l’augmentation de la facture de chauffage coïncidait avec une récente augmentation des exclusions, mais le problème était ailleurs… »

« J’en ai marre de toi Cindy, tu prends la porte ».
         Trop de fois cette sanction fut prononcée dans ce sens par les enseignants :  « Les Kévin, Marvin et autres Ryan sont nombreux à foutre le bordel en fin d’année, ils ne comprennent pas les figures de style, ils leur arrivent souvent de prendre une décision à la lettre » indique le CPE. Cuisant échec pour les enseignants de Lettres :« Non seulement on se les pelle mais en plus on remarque qu’ils n’ont rien retenu de nos cours ».
            Ce n’est pas la première fois que cet établissement subit les problèmes de compréhension de consignes. En 2009, l’enseignante d’EPS avait signalé aux élèves participants à l’U.N.S.S (association sportive) qu’ils étaient maintenant tous licenciés. Le lendemain les élèves et leurs parents ont fait grève et brulèrent des pneus devant le collège. Un mauvais souvenir pour le principal de l’époque, muté depuis en Nouvelle Calédonie : « Il l’avait séquestré pendant 2 jours car les parents d’élèves réclamaient un plan social »se souvient un assistant d’éducation. « C’est un peu le souci ici, certains parents membres du C.A se prennent pour la CGT, et question travail des profs, ils pensent pouvoir donner des leçons. C’est ironique, eux qui demandent à ce que leurs enfants en aient moins. « 
            « Les soucis concernant le manque de culture grammaticale et lexicale sont devenus un problème  récurrent » indique le Directeur académique : « En 2013, durant les manifestations contre le Mariage pour tous. On a reçu des centaines de lettres de parents opposés au projet de loi qui refusaient également que leurs enfants étudient les homophones et homonymes en 6ème. Ils estimaient que cela les orientaient vers leurs camarades du même sexe. Sont cons ces parents…« 
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