Rennes. Il dilapide tout son héritage en droits SACEM après avoir diffusé « Je te survivrai » et « I Will Survive » à l’enterrement de son arrière-grand-père

Depuis peu, la SACEM a décidé de récupérer les droits d’auteurs lors des cérémonies de funérailles et cela n’est pas sans conséquence pour les familles des défunts. C’est le cas de Jean-Baptiste Monnier, mélomane depuis 7 générations et c’est un coup dur pour lui et sa famille depuis la disparition de son arrière-grand-père de 92 ans. « Pépé était fan de la musique disco et des années 80. On a voulu lui rendre hommage, mais si on avait su, on lui aurait juste passé des morceaux qui sont libres de droits d’artistes décédé depuis plus de 70 ans ou ressenti comme tel, du style du type Larusso » ou Crazy Frog, mais là c’est un coup dur. »

Que ne fut pas la surprise de la famille Monnier à découvrir le courrier de la SACEM qui ne lui demandait pas loin de 136450 euros pour avoir passé en boucle dans le funérarium pendant 8 jours les morceaux « Je te survivrai » et « I Will Survive ». Selon nos informations, ce n’est pas tant la durée de diffusion qui multiplia les droits d’auteur mais le bootleg (mélange des deux morceaux) qui tripla ces derniers. 

100% libre de droits par DJ recueillement

Depuis quelques mois, l’industrie funéraire se prépare à cette situation. L’entreprise Roc Arrefour, connue pour ses funérailles bon marché avec des cercueils en carton recyclé et un crématorium avec du combustible de méthane d’agriculteur a déjà prévu le coup avec une playslist Stopify 100% libre de droits concoctée par DJ recueillement, un intermittent du spectacle qui cartonne dans les cérémonies religieuses des fins de vie. Connu surtout pour avoir passé un morceau des Béruriers noirs pendant la cérémonie d’un certain Jean-Marie à la Trinité-sur-Mer. Son slogan phare : « On dormira quand on sera mort ». Son forfait prestation n’est que de 136 euros (établir un GUSO sur France Travail) et inclut les confettis et boules à facettes. Une solution déjà toute trouvée pour la famille de Jean-Baptiste qui lorgne déjà sur l’héritage de taty Jacqueline, ancienne militante FN de la famille et qui atteins déjà le seuil fatidique des 42 ans.

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