Le Croisic. Violence policière : un sauveteur C.R.S matraque un syndicaliste CGT en vacances à coup de bouée

Mercredi dernier, lors du premier jour officiel des vacances d’été, Georges décide de prendre quelques journées de repos bien méritées et s’installe tranquillement sur une des plages du Croisic. « J’ai voulu couper avec les manifs nantaises, les gaz lacrymo, les haut-parleurs. J’avais besoin de calme et de repos. J’avais promis à ma femme de ne plus parler de la loi travail. Elle m’a autorisé néanmoins à gueuler sur le prix des glaces. 3,5 euros le cornet de pistache !C’est I-NA-DMI-SSI-BLEUH. Raaah ça fait du bien de gueuler un peu, ça me manquait ».

Il souhaite se renseigner sur la nature du drapeau vert qui flotte et se rapproche gentiment du poste de sécurité. C’est à ce moment précis que les choses dégénèrent : « « Je ne sais pas ce qui m’a pris » confie Gonzague, C.R.S originaire de Vitry. « J’ai vu son logo de la CGT sur son tee-shirt , ses cheveux gras, ses auréoles et sa moustache qui est démodé depuis 1983 et je l’ai frappé à coup de bouée. C’était un mauvais réflexe. »

« Un collègue a reçu plusieurs coupures, il a été attaqué par un exemplaire du magazine Public »

L’histoire aurait pu s’arrêter là mais dans la panique les personnes ont filmé l’action avec leur smartphone. Afin de disperser les manifestants, les C.R.S ont passé la chanson officielle de l’Euro 2016 en boucle, les vacanciers-manifestants ont répliqué en lançant des chichis et des caramels sur ces derniers. « Un collègue a reçu plusieurs coupures, il a été attaqué par un exemplaire du magazine Public » s’offusque Gonzague. De nombreux manifestants se sont retrouvés avec du sable dans les yeux. Certains parlent de jet de méduse, ce que le Préfet maritime dément. On relève néanmoins beaucoup de casse, en effet on déplore environ 45 châteaux de sable détruits, les enfants espèrent que leur assurance scolaire pourra les indemniser.

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Un casseur en culottes courtes
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