Quimper. Un Mayennais demande du beurre doux dans une crêperie : 45 points de sutures et 3 côtes cassées

Un objet contondant selon les Bretons
Comment en est-on arrivé à de pareils faits ? D’après notre enquête Maxime serait arrivé vers 10h matin à Quimper. Il se balada dans la ville afin d’admirer la capitale finistérienne. Il sentait déjà une certaine méfiance à son égard : « Je me suis d’abord arrêté dans une taverne pour boire un petit café. Le patron m’a d’abord demandé mon prénom et quand il a vu que celui-ci n’était pas Breton, il me tourna le dos. J’ai donc affirmé que mon vrai prénom était en fait Ewen. Puis un client me demanda de quelle famille j’étais. J’ai improvisé en mixant un prénom avec le mot KER. Ça marche toujours ces machins là. J’ai donc répondu Kerstéphan, mais le patron m’a demandé si j’étais un kerstéphan de Plouhinec ou de Locronan. J’ai paniqué et suis parti sans prendre mon café.« 
  
« Vous n’auriez pas du beurre doux s’il vous plait »
Vers 12h, le jeune lavallois décide de déjeuner dans une crêperie locale. Il justifie sa méconnaissance du breton aux trop nombreuses années passées chez son oncle à Meudon (92) puis dans le XIVème arrondissement parisien. Deux grandes places de la diaspora bretonne. Méfiante, Katelle la tenancière accepte néanmoins de lui servir une galette à la chèvre et au miel. Elle lui donne pour accompagner le tout 3 tranches de pain accompagnées d’un peu de beurre salé. C’est à ce moment précis que Maxime aurait demandé : « Vous n’auriez pas du beurre doux s’il vous plait à la place ?« . Trop tard! A peine vient-il de se rendre compte de son erreur qu’il est alpagué par Yohan et Gurvan, les deux enfants siamois de la patronne. Ils l’obligent alors à boire pendant des heures du cidre brut pressé à Vannes et à écouter la compilation intégrale d’Alan Stivell. C’est un client vitréen parlant le patois mayennais qui réussit à faire libérer le touriste. Maxime a dû néanmoins avouer avant de quitter les lieux que le Parlement de Bretagne n’avait pas été achevé par des Lavallois, que ce n’était pas un marin-pêcheur qui l’avait détruit en 1994 mais un méchant briquet parisien. Enfin, il devait juré que le Mont Saint Michel était Breton et non pas Normand (les Bretons pensent souvent que la Mayenne est en Bretagne NDLR)
Le médecin chef du CHU de Cornouaille avoua :  « Je l’ai soigné comme j’ai pu, car c’est mon rôle, mais si je n’avais pas suivi le serment d’Hippocrate, il serait encore en train de souffrir la tête dans un kouign-amann ce brave meuniot« . Suite à cette affaire, le Ministère des affaires étrangères rappelle qu’il est déconseillé à tout Mayennais qui n’a pas d’origine bretonne de séjourner dans le Finistère. Si une obligation impose le voyage, il est obligatoire de muscler l’auriculaire avec des altères avant tout voyage afin de se préparer à un possible Fest-noz. Un discours sur le fait que le beurre ne fut salé à l’origine que pour la conservation de ce dernier et non pas pour des raisons gustatives est également à proscrire.
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