Magasins Noz : Remy Adrion fait un malaise après avoir découvert que l’esclavage est aboli depuis 1848

Le règlement intérieur de Noz
« Nous courons à la faillite, comment puis-je faire assez de bénéfice pour ma piscine chauffée tout en payant mes employés ? Ce n’est pas viable économiquement. » Première réaction de Remy Adrion le fondateur et le directeur de l’entreprise Noz s’être remis de ses émotions. Celui-ci, encore sous état de choc après la réunion de préparation des 40 ans de l’entreprise vient d’apprendre via une note de service interne de 1977 que l’esclavage était interdit depuis 1848 : « La note de service datant du 1er avril  j’ai cru que c’était une blague. C’est ma compagne de ce week-end, née en 1997, qui me raconta que pour son brevet du collège, 1848 était une date clef à retenir. Mes collègues me le confirmèrent il y a tout juste 5 minutes. »

Du côté des syndicats, la surprise n’est pas totale et même presque vécue comme un soulagement de la part des salariés : « On comprend mieux notre traitement au quotidien. Chauffage dans les entrepôts coupé, fleur de lys tatouée au fer rouge sur ceux qui osaient partir plus tôt. Jarret coupé en cas de demande de réunion syndicale et lettre d’affranchissement si on quittait définitivement l’entreprise. Son raisonnement moyenâgeux est plus limpide maintenant… »

« J’ai toujours été du côté des serviteurs, j’applique le Code noir à la lettre »
A peine debout, R.Adrion tentent de se justifier : « On me fait souvent un procès d’attention, je suis un bon maître. J’ai toujours été du côté des serviteurs, j’applique le Code noir à la lettre Monsieur exactement comme notre ministre Colbert pour nos colonies. J’ai d’ailleurs récemment appris sur le site de l’ORTF qu’une certaine El Komrhi originaire du Protectorat du Maroc allait le modifier en notre faveur… »
Du côté des associés dunuméro 1 européen du déstockage, on avoue avoir laisser les choses se faire… : « Oui nous on savait que c’était illégal, mais ce n’est pas grave. On aimait bien le laisser dans son monde, c’était amusant. De toute façon ce qu’on perd aux Prud’hommes on le récupère 25 fois en bénéfices. On galère un peu à cause du Turn over des employés, du coup on manque de personnel. Cependant ça donne l’impression d’être une entreprise active qui recherchent perpétuellement de nouveaux employés. Les mecs ils tiennent pas 2 ans chez nous, mais on arrive à trouver des failles pour pas perdre trop d’argent. On a un salarié spécialisé dans les licenciements. Rémy l’appelle le fouetteur, son rôle est de trouver les failles chez nos salariés. Connexion Facebook durant le boulot, coup de téléphone à la famille…Tout ce qui peut servir de  raison pour licencier est utilisé. D’ailleurs il vérifiera qui « like » votre article et il répertoriera les adresses IP de ceux qui le font depuis chez nous.  En contrepartie le fouetteur pourra vivre dans un local en dur et non pas dans une case. De temps en temps Remy lui donne un sucre et un verre de lait. »

Le champ de canne à sucre de Noz
Face à sa totale méconnaissance des droits de l’Homme et du travail. Les associés hésitent à lui évoquer des lois tels que les 35 heures, ou même l’interdiction du travail des enfants : « On va y aller mollo quand même sinon il va frôler l’infarctus. Il vient juste d’apprendre qu’il ne peut pas traiter ses employés comme ses marchandises, il ne faut pas en balancer trop d’un coup. Un collègue veut absolument lui indiquer l’existence d’un salaire minimum. On attend donc l’installation d’un défibrillateur dans la salle de réunion pour cela avant d’évoquer le SMIC »
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