Laval : tabassé pour avoir dit «Bus» au lieu de «Tul»

Triste sort pour cet angevin de 23 ans. Alors qu’il était en stage de bouchonnerie au JoJo Divin, Léo voulu prendre les Transports en commun lavallois depuis le quartier d’Hilard pour se rendre dans le centre-ville. C’est au moment où il demanda à un groupe de jeunes habitants de la rue de l’Ermitage où se trouvait la ligne de bus la plus proche que les 3 adolescents devinrent fous de rage. Ils saisirent alors le jeune inconscient par les bras et l’embarquèrent sur le terrain de l’ancien hippodrome. Puis, ils l’attachèrent à un poteau en face des graffitis pour lui lancer des pierres au visage. 

Un beau TUL jaune, bien jaune, bien bien jaune.
« Pourquoi tant de haine envers ce pauvre angevin? » demanda le procureur lors de leur comparution immédiate. « Dire bus au lieu de Tul à Laval c’est comme enlever une part de notre identité de Lavalo-lavallois » justifia leur avocat Me Fayal. 

Il est vrai que les Lavallois ont une histoire presque Œdipienne avec leur TUL. Supportant pendant près de 40 ans une couleur jaune caca-d‘oie, les habitants endurent depuis quelques années une décoration de type « mots fléchés » sur les fameux engins motorisés au GPL.

  « En 1997, je prenais le TUL rien que pour lire l’horoscope affiché sur le petit écran »
Une habitante de 35 ans soutient les trois jeunes :  « On est très attaché à nos TUL. Certes, il y en a quasiment plus passé 21h15, mais on les aime tellement. En 1997, je prenais le TUL rien que pour lire l’horoscope affiché sur le petit écran en haut. Si on le loupait, il fallait attendre 20 minutes pour qu’il réapparaisse. En plus je suis de décembre, je vous dis pas la galère. Même si le tube cathodique déconnait et que l’image devenait violette, je me levais uniquement pour ce petit écran. Également le dimanche matin pour le « Dim’tul ». Les jeunes ne peuvent pas comprendre ça avec leur téléphone accroché à leur main. Aujourd’hui les ¾ des écrans ne fonctionnent plus, on sait même plus à quoi ils servent d’ailleurs ».
« Le rôti du samedi, avec la prof dans le bois »

Après avoir écouté les adolescents et le jeune angevin, le juge condamna Léo à 123 000 euros d’amende pour outrage à habitants en zone péri-urbaine. Il relaxa les habitants d’Hilard pour leur geste déplacé. D’après le juge, depuis qu’Angers est en Ligue 1, les Lavallois ne peuvent plus canaliser leur violence à travers le football. Cette violence corporelle lui paraît légitime tant que « les joueurs du Sco, qui mettent le même maillot que celui des arbitres, ne redescendront pas d’une ligue« .

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